mercredi 19 mai 2010

Ma lampe de chevet et des bouquins.

Ami lecteur, jolie lectrice, quand tu liras ce message tu auras peut-être contrairement à moi, bien dormi. Comme toute personne normale, le bien-être et la sérénité que je pensais avoir retrouvés depuis ma rupture se sont déjà fait la malle. Dès fois la vie et les émotions changent plus vite en 48 heures qu'en 7 ans mais le chantier de restructuration est éprouvant.

Comme certains lecteurs, qui sont mes amis, le savent, j'ai eu un date samedi. Je pensais so far so good. J'avais même depuis retrouvé le sommeil et même dormi comme une masse. Hahahaha Destin, j'aurais du savoir qu'à chaque fois que mon petit coeur fragile se permet de comater dans le coton rose de mes tendres pensées, tu fais un tour par la case "ratage".

Mais je ne t'en veux pas Destin, et comme à chaque fois je me retourne vers mes plus fidèles compagnons nocturnes post-rateau : les livres. Donc hier soir après avoir tourné et viré sur mon futon, j'ai entrepris de lire pour me calmer. La thérapeutique d'un bon livre vaut toutes les boîtes de calmants. Voici donc les trois livres de "coeur brisé" avec lesquels j'ai passé ma nuit.

Marie est partie de Isabelle Carrier aux éditions Bilboquet.

Dans cet album jeunesse que j'ai découvert assez récemment, on y suit Basile, un petit crocodile triste après que son amie Marie soit sortie pour toujours de sa vie. Alors une grosse boule de tristesse sort littéralement de lui et l'encombre. Cette boule c'est un boulet de prisonnier, un poids mort. Mais avec le temps, la boule diminue et le vide qu'a laissé le départ de Marie s'estompe. J'aime cet album pour son imagerie très simple et la façon dont il traite de la séparation. Entre chagrin/fardeau et grande impression de vide, la vie qui continue.

Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune de Pascal Rabaté aux éditions Futuropolis.

Patrick gérant d'un magasin de farces et attrapes se complait dans sa dépression amoureuse suite au départ de sa femme. Entouré de gadgets (de plus ou moins bon goût) censés faire rire ou s'amuser, il tire néanmoins une tronche de six pieds de long. Jusqu'au jour où une acrobate de passage rentre dans sa vie et lui redonne un peu le goût à l'émerveillement. J'adore cet album, parce qu'on est loin des comédies romantiques. Rien n'est vraiment drôle ici, tout au plus touchant. Les protagonistes sont palpables mais pas trop profonds ni chiants. Le personnage principal qui reprend goût aux petites choses, c'est moi ou c'est toi ami célibataire romantique. Celui qui s'émerveille comme un gosse devant l'amour et la poésie, itou, et quand la séparation est là, où quand on nous dit non, eh bien on broie du noir et on s'en remet, car tout passe.

Batman : Minuit à Gotham de Steve Niles et Kelley Jones aux éditions Panini.

Ce que j'ai toujours aimé dans l'univers du Chevalier Noir, c'est qu'on peut toujours trouver une histoire d'amour pas très loin. C'est encore le cas dans le recueil de la mini-série Minuit à Gotham. Etant totalement franc, cette mini-série n'est pas très bonne. Le scénario sent le déjà-vu et l'identité choquante du fameuse Minuit est facile à déduire. Quand je pense que Batman est censé être le plus grand détective du monde, je suis choqué de voir combien il est à côté de la plaque pendant presque tous ces épisodes. Et tout ça à cause d'une fille. Une fille qui fait que Bruce Wayne/Batman laisse une chance à l'amour et se plante dans son "job". Tout ça pour finir seul et malheureux. Brucie, merci de m'avoir montrer qu'on peut s'attacher bêtement trop vite. Je vais tâcher de prendre un peu de distance et surtout de garder la tête froide la prochaine fois.

Voilà comment j'ai enfin pu m'endormir la tête pleine de leçons, grâce à un crocodile, une acrobate et Batman.

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