lundi 17 mai 2010

Une règle à la con à la rescousse et plein de monde à table.

Y'a un truc que je déteste : "la règle des 48 heures". En fait je ne sais même pas si c'est vraiment une règle. Quand on a la capacité de séduction d'un lamantin, on réfléchi trop à ce genre de chose sans pour autant savoir ce qui tient lieu du fantasme et ce qui tient du réel.

En fait, cette règle des 2 jours, j'ai jamais su si elle existait vraiment. Zatanna m'a dit de prendre mon temps avec les filles, de pas courir avant de marcher. Comme elle dit : "Tu veux pas faire peur  à la jolie biche." D'un autre côté, Z. n'a pas tort. Quand j'étais ado, j'étais un vrai Ted Mosby. Je m'attachais trop vite. Je pense que je n'ai pas eu de petite amie pendant des années parce que j'étais trop sérieux trop vite. Mais je vous jure, j'ai jamais stalké personne.

Malgré tout, cette fameuse règle des 2 jours, c'est un instrument de contrôle des esprits. Pourquoi on ne peut pas dire à une personne tout de suite qu'on a adoré la soirée qu'on a eu, qu'on l'a trouvée intelligente, drôle, mystérieuse, touchante, attirante ? Pourquoi faut-il s'en tenir à un : "J'ai passé un excellent moment." ? Quand on pense : "Merci de m'avoir fait sentir vivant." Quand on a une bonne soirée, c'est un cadeau du ciel, on se doit de le dire non ? Mes termes sont-ils encore une fois trop forts ?

Alors, je me dis : "Stéph' mon gars, tu fantasmes, y'a pas de règle comme ça. C'est des conneries ! Hein ?! Hein ?!" Par pitié dites-moi que c'est des cracs.

Allez, restons un peu sérieux et très terre à terre. Pour continuer dans le registre de la confession, j'ai quand même testé cette fameuse règle temporelle. Enfin, plus précisément j'ai essayé et c'est vrai que contrôler l'enthousiasme permet de se contrôler un peu. Ça aide à prendre du recul, cela enlève le côté affamé ou prédateur des échanges et ça laisse aussi un peu de temps pour soi à côté.

Car si cette fille me plaît, je n'ai pas envie de la faire fuir. Toutefois, je n'ai pas pour autant envie de la laisser en plan trop longtemps. Alors, je sais pas, je me dis que 24 ou 36 heures, c'est presque assez. Surtout que je ne suis pas dans sa tête, et là c'est l'une des racines du problème.

Il n'y a pas longtemps j'ai vu un reportage sur la sexualité et les rapports amoureux dans l'excellente émission "Infrarouge" sur France 2. Une intervenante disait que dans une relation de séduction, on n'était pas deux mais quatre.
En substance : Moi, l'autre, "sa vision de moi", "ma vision de lui/d'elle". Je pense qu'il en manque au moins deux autour de la table. : "ce que j'imagine qu'il/qu'elle pense de moi" et "ce que l'autre imagine que je pense de lui/d'elle". A mes yeux, nous sommes donc au minimum six.

Maintenant, il faut la jouer encore plus honnête. Je pense savoir ce que je vaux, je ne me mens pas, je ne serais pas de prime abord mon premier choix si je n'étais pas déjà obligé de vivre avec moi-même. Mais une fois que l'on me connaît mieux, j'espère montrer que je suis mieux que la couverture. C'est okay pour le moi.
Je peux pas parler pour une autre personne mais ce que j'ai appris m'a plu assez pour me prendre la tête avec ce message qui n'intéressera personne d'autre que moi. C'est donc A-OK pour ce que je vois d'elle.
Le gros problème réside donc dans les deux derniers convives : les jumeaux "Lui plais-je ?" et "Sait-elle-qu'elle me plaît ?" Si on joue bien ses cartes et qu'on est honnête logiquement le Second saute assez vite par dessus bord, laissant le Capitaine Ego et le mousse "Lui plais-je ?". Et là, on est dans la merde. Alors pour par trop lire dans ce que je ne peux pas changer, dans ce que je ne peux forcer, je prends du temps, hence : la règle des 2 jours. Pour ne pas lui mettre de pression mais mettre les choses un peu au clair.

Dans le pire des cas : plus de nouvelles. Ben, j'ai fait sans elle pendant 26 ans, je ferais sans elle encore.
Un scénario plus sympa : copain ou ami. Au moins j'aurais quelqu'un en plus avec qui papoter et en qui me confier.
Meilleur scénario : CDD (câlins et délices avec douceur).

No sweat, no biggie et 2 jours.

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