dimanche 13 juin 2010

Don't Rain On My Parade

La musique, l'un des facteurs les plus importants de mon univers. La musique est quelque chose qui me porte et me transporte à longueur de temps. Mais là où le tempo m'aide aussi bien à me réveiller qu'à me relaxer, il influe aussi sur le rythme de  mon coeur. Je bovarise musicalement, je suis le chanteur et son personnage. Et encore plus quand j'éprouve des sentiments amoureux.


C'est un fait, je suis un malade de comédies musicales, de Funny Girl à Avenue Q. Je connais sur le bout des doigts Wicked, Chicago, The Phantom of the Opera, The Rocky Horror Picture Show, The Little Shop of Horror ou encore Starlight Express. Et que je sois amoureux ou que mon coeur soit brisé, j'ai ce besoin infernal de plaquer mes sentiments en rythme avec ceux de Jean Valjean, Sweeney Todd, Mungojerrie, Princeton, Brad, Erik... Et Dieu que cela fait du bien. Mais si Broadway m'a donné des frissons, remonté le moral ou d'exprimer des peines qui me rongeaient, la musique tout entière m'habite.

Et pourtant c'est pas gagné. Je torture chaque instrument. Je suis incapable de jouer de la musique, j'ai essayé sans succès, j'ai un ukulélé qui passe son temps à me rappeler ma médiocrité. Mais je m'en fiche un peu parce que dès que je mets en route un mp3, un cd, Deezer, je suis l'instrument et les paroles viennent. C'est pour ça que j'ai toujours un petit air dans la tête. Si je ne me retenais pas, je ne fredonnerais même pas, je chanterais à tue-tête.

C'est là que je me dis que j'aimerais habiter dans un musical. Pour pouvoir exprimer mes sentiments en dansant et chantant. Des danseurs s'activeraient autour de moi et m'accompagneraient. Des décors gigantesques sortis de mon coeur et de mon imagination mettraient en images mes troubles ou mes joies. Et puis vers la fin du premier acte, elle arriverait. Son thème musical serait l'écho du mien, chacun de notre côté de la scène, crescendo nos voix et nos paroles qui communient et juste avant l'entracte nos mains se frôlent. Je pourrais être son Raoul, on chanterait du ABBA, du Kiss, de l'Aerosmith ou du Adamo. Lorsque l'orchestre jouera la dernière note, nous serons plongés les yeux dans les yeux, on échangera un premier baiser dans une note finale vibrante, grandiose et prometteuse.

La vie suivra son cours et tout rentrera en ordre mais nos vies seront changées et les petites mélodies qui nous accompagneront, nous rappelleront que la musique n'est jamais loin. Qu'elle nous aide à aller bien, qu'elle magnifie les choses et que l'on est amoureux.

J'attends Godotte, mais si elle se prend pour Christine, Kate Monster, Audrey, Elphaba, Roxy... Ca ne serait pas pour me déplaire. A chaque histoire d'amour, j'ai eu une musique spéciale, Tom Waits, Piaf, RoBERT... Aujourd'hui mes oreilles sont pleines de notes mais mon coeur lui est tout vide, heureusement j'ai la musique pour le remplir.

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